aide pour la dissertation: sujet du groupe 2 en TSTG

Travail sur la première dissertation des STG: l'introduction

 

Peut-on mentir pour de bonnes raisons?

 vous pouvez télécharger cette fiche en format PDF ici: méthodologie dissertation TSTG

 

Il s'agit de procéder étape par étape, c'est essentiel pour bien avancer. Dans un premier temps, prenez un brouillon devant vous, installez-vous confortablement, et prenez le temps d'observer le sujet.

 

 

A. VOCALISE

 

 

Comment s'y prendre? Pas évident, d'autant plus que ce travail préliminaire va orienter de manière capitale tout le reste de la dissertation. Autant le dire, rater son travail d'introduction, c'est entamer ses chances de réussite pour la suite!

 

Dans un premier temps, ré-écrivez le sujet sur une feuille de brouillon, lisez-le, re-lisez-le même. Une fois cela fait, vous pouvez essayer de l'énoncer à haute-voix avec le ton qui convient. En effet, si on posait cette question, on ne la poserait pas de manière neutre. Alors, quel ton adopteriez-vous? Cela peut paraître bizarre, mais vous verrez qu'avec un peu d'entraînement, vous saurez comment énoncer un sujet, et cela vous aidera pour la suite comme vous allez le constater. Jouez le jeu, ce n'est pas du temps de perdu! Mieux, faites-le avant de lire ce qui suit.

 

Pourquoi est-ce que je vous demande de faire une telle chose? Eh bien parce que la première chose à faire face à un sujet, c'est de se demander: QU'EST-CE QUE LE SUJET PRÉSUPPOSE, QU'EST-CE QUE LE SUJET SOUS-ENTEND?

Alors, à votre avis, qu'est-ce que le sujet sous-entend? Qu'est-ce que le sujet nous dit déjà d'une certaine manière? Attention! Il ne faut pas partir trop loin dans l'interprétation! Je vais vous donner un exemple à partir d'un autre exemple.

Prenons le sujet: Puis-je être libre tout en obéissant?

Bonne question, non? Eh bien, dans ce cas précis, le sujet présuppose quelque chose. Il a l'air de sous-entendre que la question se pose parce que liberté et obéissance sont plutôt des termes opposés. Il a l'air de présupposer que la liberté est difficilement conciliable avec l'obéissance, que les lier NE VA PAS DE SOIT. Le voilà notre présupposé: l'obéissance est en principe considérée comme une sorte de limitation à ma propre liberté.

Vous voyez, dans cet exemple précis, si l'on avait énoncer le sujet à haute voix, nous aurions adopté un ton suspicieux. Si vous préférez, nous aurions adopté le ton de quelqu'un qui n'y croit pas trop dès le départ à cette idée de concilier liberté et obéissance.

A présent, regardez votre sujet. Ce n'est pas le même, mais n'y retrouve-t-on pas un peu de suspicion également?

=> Rédigez, en quelques lignes, la raison qui pourrait faire selon vous qu'on l'énoncerait avec suspicion. Attention, ne partez pas tout de suite dans des considérations avancées. Ne commencez jamais à répondre au sujet dans l'introduction. Pourquoi? Parce que pour y répondre, il faut déjà l'avoir compris, avoir compris ce qu'il présuppose!

 

          Je résume donc notre travail jusque-là:

  • Sur quel ton j'énoncerai mon sujet?

  • Pourquoi ce ton? Qu'est-ce que le sujet présuppose? Qu'est-ce que le sujet a l'air de sous-entendre?

 

B. A LA RECHERCHE DU FONDEMENT....

 

          Après une séance de vocalise, une fois trouvé le présupposé, il faut se demander pourquoi un tel présupposé, pourquoi le sujet sous-entend cela?

          Qu'est-ce que le sujet sous-entend dans un premier temps? Je vous aide un peu: le mensonge semble difficilement pouvoir être justifié par de « bonnes raisons ». En fait, ces « bonnes raisons » sont presque une expression à mettre entre guillemets. Comment en effet celles-ci ne nous paraîtraient pas frappé d'inconsistance? Non, assurément, mentir pour de bonne raison, cela paraît suspect. Les bonnes raisons pourraient vite devenir des bonnes excuses qui excusent précisément tout et n'importe quoi...

          On l'a notre présupposé! Maintenant, il faut vous appliquer à autre chose. Comprendre POURQUOI UN TEL SOUS-ENTENDU? Pourquoi ne pouvons-nous que très difficilement avoir de bonnes raisons de mentir?

          C'est le moment où l'on cherche donc ce sur quoi se fonde les présupposés du sujet. Pas facile! C'est peut-être même le plus dur. Pour réussir cela, pour comprendre pourquoi il semble difficile qu'il y ait de bonnes raisons de mentir, il va falloir nécessairement DÉFINIR.

          Attention, on ne définit pas en soi les termes. On ne se transforme pas en dictionnaire! Si l'on fait ça, on n'a rien compris, et ça ne sert proprement à rien. Il faut donc procéder autrement. Mais comment?

          ON DÉFINIT LES TERMES POUR COMPRENDRE, ET SEULEMENT POUR COMPRENDRE CE QUI LES EMPÊCHE DE FONCTIONNER ENSEMBLE. Je vais définir pour saisir pourquoi le sujet présuppose ce qu'il présuppose, pourquoi il sous-entend qu'il est difficile d'avoir de bonnes raisons de mentir.

          Qu'est-ce qui dans le mensonge, paraît difficilement conciliable avec l'idée de « bonnes raisons »? Encore une fois, je vous aide un peu. Qu'est-ce que je fais lorsque je mens? Je cache la vérité, je la dissimule, voire même, je tente de la faire disparaître. D'accord, et à présent, qu'est-ce qu'avoir de bonnes raisons? Je remarque que déjà, si j'ai raison, c'est que je suis censé dire la vérité. En effet, vous dites rarement à quelqu'un qui dit un mensonge, et que vous savez entrain de dire un mensonge: « tu as bien raison! ». Avoir de bonnes raisons, c'est avoir la raison de son côté, c'est avoir raison, et c'est donc « être dans le juste ».

          Là, ça commence à paraître bizarre, on comprend où les choses coincent. En effet, on s'approche du fond de l'affaire. C'est quoi s'approcher « du fond de l'affaire » en philosophie? Eh bien c'est trouver UN PARADOXE, VOIRE MÊME UNE APPARENTE CONTRADICTION. Or, ici, nous en avons une. En effet, comment peut-on cacher la vérité (mensonge), au nom même de cette vérité (« avoir de bonnes raisons »)?

          C'est donc-là que le problème se pose. Un problème, c'est toujours cela, soit une contradiction. Vous comprenez donc que la problématique, ce n'est pas reformuler le sujet, mais bien trouver le problème qui s'y trouve.

          A présent, vous n'avez plus qu'à reprendre tout cela, l'étoffer, le développer, et le rédiger.

          Attention, encore une fois! On ne commence pas à traiter le sujet ici, on ne cherche qu'à mieux le comprendre, et à comprendre quel problème il pose.

 

          Je résume donc notre travail jusqu'ici:

 

  • Je cherche le pourquoi du présupposé. Pourquoi le sujet présuppose-t-il cela?

  • De ce fait je définis les termes POUR COMPRENDRE ET UNIQUEMENT POUR COMPRENDRE LE PRÉSUPPOSÉ. Je ne définis pas les termes pour simplement les définir.

  • Je pose une problématique qui reprend SOUS LA FORME D'UNE PHRASE INTERROGATIVE, LA CONTRADICTION DÉCOUVERTE.

  • Je rédige par la suite tout mon cheminement en partant de la recherche du présupposé jusqu'à la problématique. Cela doit prendre une bonne page minimum!

 

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